Michel Ciment

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J’ai appris, lundi soir, la mort de Michel Ciment 😢, à l’âge de 85 ans.

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J’aimais bien l’écouter quand il était présent au « Masque et la Plume » sur France Inter.

Lorsqu’il était venu parler de Kubrick à la Cinémathèque Française, l’année dernière, je lui avais fait dédicacer le livre d’entretiens avec Jane Campion.

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Lu sur le net :

« Communiqué de la revue POSITIF

Nous avons l’immense tristesse de vous annoncer le décès de notre ami Michel Ciment, des suites d’une longue maladie, dans l’après-midi du lundi 13 novembre à Paris, où il était né en 1938. Critique à la revue Positif (dont il était devenu directeur de la publication), ancien enseignant en études anglo-saxonnes à l’université Paris 7, auteur de nombreux livres et documentaires sur le cinéma, producteur de radio (Projection privée sur France Culture) et chroniqueur depuis plus de cinquante ans au Masque et la plume (sur France Inter), président d’honneur du Syndicat français de la critique de cinéma.

Entré à Positif en 1963, par un article sur Le Procès d’Orson Welles, il s’impose bientôt comme une figure majeure de la critique de cinéma en France, écrivant aussi pour France Observateur ou L’Express. À Positif (« revue sans rédacteur en chef » née en 1952, un an après les Cahiers du cinéma), il imprime dès les années 1960 sa passion d’un cinéma guidé par la vision des cinéastes, mais aussi par les collaborations artistiques (devant et derrière la caméra), par le contexte économique et socio-politique de sa création, ainsi que par le refus des modes et du « prêt-à-penser » y compris géographiquement (Europe de l’Est, Amérique du Sud, Afrique, Asie). Son art de l’interview le rend très proche d’artistes parfois réputés inatteignables, dont Stanley Kubrick, auquel il consacre un livre qui sera traduit dans le monde entier et demeure une référence notamment aux États-Unis. Mais des liens forts se tissent aussi, au fil de livres et de documentaires, avec Elia Kazan, Joseph Losey, Francesco Rosi, Joseph L. Mankiewicz, John Boorman, Billy Wilder, Theo Angelopoulos, Jerry Schatzberg ou Jane Campion, et avec la multitude de cinéastes avec lesquel(le)s il s’entretient longuement sur France Culture ou dans les colonnes de Positif.

Tout dernièrement, lors de son dernier déplacement, il avait assisté les larmes aux yeux à une lecture de quelques-uns de ses textes par Thierry Frémaux au Festival Lumière, couronnée par une ovation debout.

Hospitalisé depuis quelques jours, il s’est battu jusqu’au bout, toujours animé par sa passion du cinéma qui l’aidait à tenir. La dernière phrase qu’il a prononcé a été à l’adresse d’une infirmière : « Ce soir, je vais aller voir un film ».

Nous exprimons à son fils Gilles (né de sa première épouse Jeannine, décédée en 1986) ainsi qu’à sa femme Evelyn, qui l’a tant soutenu, nos sincères condoléances et toute notre affection.

Il restera pour nous un mentor et un ami irremplaçable.

L’équipe de Positif »

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