Il y a quelques semaines, c’était les soldes à la librairie de la Cinémathèque Française. Parmi des livres sur le cinéma, se trouvait (bizarrement) l’ouvrage « Techniques de pliage pour les designers ». Moins 50 % à la caisse pour le prix, indiquait un autocollant. Sur la couverture du livre ainsi soldé, était signalé la présence d’un CD avec plus de 140 maquettes à plier.
Le livre :
Le CD, très raccord:
Je ne l’ai pas acheté… 😉
« IDA » a dit : « deux affiches »
« IDA », un film de Pawel Pawlikowski
« Ida » est un film de Pawel Pawlikowski (réalisateur du très beau « My Summer of Love » sorti en 2004). Le film était l’avant-première du mois de janvier au Forum des Images. NB : avant-première mensuelle organisée par le magasine Positif et présentée par Michel Ciment (qui ne manque jamais d’humour ou de mordant lors des quelques minutes de parole avant la projection).
« Ida » est un film assez austère, exigeant mais pas chiant ! (pas comme « Au-delà des collines » de Cristian Mungiu, une des avant-premières « Positif » de 2012, qui était austère, exigeant et chiant. Et qui durait 2h32 paraissant durer, au bas mot, 2h32.)
« Ida », c’est 1h19mn d’une image plutôt carré (les images sont issues de la bande annonce) :
Peut-être qu’avec ces trois exemples, vous êtes-vous aperçu de quelque chose…
non ?
Et bien souvent, au cours du film, les cadrages ne sont pas courants. C’est-à-dire que l’image est très décentrée.
Alors, pour ceux pour qui « Ida » est un des premiers films qu’ils voient de toute leur vie, et qui du coup n’ont pas idée d’un cadrage courant ou pas, voici un moyen de repérer cette originalité :
vous regarder le film en vost (parce que vous ne parlez pas le polonais et que vous savez bien que regarder un film en version doublée, c’est mal) et tout d’un coup le sous-titre n’est plus en bas de l’image, mais tout en haut, ou au milieu, comme ici :
Et maintenant, vous avez repéré le cadrage particulier de ce film pas banal.
« Ida » : sur tous les bons écrans à partir du 12 février 2014.
Update du 12/02/14 : Télérama a proposé à Pawel Pawlikowski de commenter des photos du film, dont celle-ci :
Voici un extrait de ce que le réalisateur en dit :
» Je n’ai jamais vu des plans comme ça dans un film ! Ce genre de cadrage, c’est le résultat du format carré de l’image et du choix de faire des plans fixes. Pour les plans larges, ce n’était pas facile de trouver comment placer les comédiens dans le cadre, l’espace flottait autour d’eux. Alors, j’ai essayé de mettre de l’espace au-dessus, en haut. J’ai donné de l’air. C’était plus cosmique, plus bizarre, ça m’a plu. Sans intellectualiser cette démarche. C’était simplement touchant de voir des personnages perdus dans l’espace du cadre. »
Mc Tiernan bientôt au bout de sa peine !
Je viens de tomber un site amusant : FILMography dans lequel un photographe, Christopher Moloney, s’amuse a retrouver le lieu d’une scène d’un film…
Par exemple, voici l’acteur Pierce Brosnan qui sort, lors d’une scène de « L’Affaire Thomas Crown » (le remake de Mc Tiernan), du Metropolitan Museum of Art :
Mais la GRANDE nouvelle du jour, c’est que John Mc Tiernan qui devrait sortir de prison en avril enchaînera directement sur le tournage d’un nouveau long métrage ! Info exclusive du site Variety.
Pour rappel, John aura fait un an de prison pour des broutilles (alors qu’il réalisait Rollerball, sortie en 2002, il a fait mettre sur écoute son producteur parce qu’il le soupçonnait de ne pas défendre les intérêts du film. Fait qu’il a nié devant le FBI et la faute de parjure a eu du mal à passer).
Cela aura été long : 12 mois de John Mc Tiernan derrière des barreaux… Et pendant de nombreuses années, avant son jugement, il n’a pas pu faire de film parce qu’étant en attente par rapport à une condamnation éventuelle (avant de faire de la prison, il a épuisé tous les recours possibles) aucun projet ne lui était confié.
« RoboCop » est de retour !
Et moi de même, avec ce nouveau blog (merci à Bugs qui m’héberge !).
Fût un temps, j’avais un blog où je parlais de cinéma, hébergé par Allociné. Puis Allociné a fermé tous ses blogs… enfin, a proposé une migration en Sibérie (surface de 13,1 millions de km2 très peu peuplée) ou pas loin. La mise en page n’ayant pas été gardé et la plupart de mes images ayant disparu, je n’ai pas poursuivi.
RoboCop est de retour, donc. L’affiche que l’on peut voir sur le territoire français annonce « Quand on n’a plus de héros, on les fabrique. »
Un peu bizarre comme accroche.
La réalité est plutôt : « Quand on n’a plus de héros, on fait des remakes » !
(le film RoboCop est un remake du film de Paul Verhoeven sortie en 1987. Sur l’affiche, l’accroche était alors : « 50% HOMME, 50% MACHINE, 100% FLIC ». Dans une interview lisible actuellement sur le site premiere.fr, le réalisateur du remake, José Padilha, indique : « J’aurais été idiot de chercher à reproduire le film de Paul Verhoeven, qui est parfait. Mon but était d’en préserver le noyau intellectuel et de construire quelque chose d’actuel et de personnel autour. « )