Foot

Fin juin, le Forum des Images organisait une table ronde sur le thème « Comment filmer le foot ». C’était intéressant.
Aujourd’hui, pour la Coupe du monde, il y a une trentaine de caméras pour retransmettre un match de foot. Les 64 matchs doivent se ressembler dans la façon d’être filmé, il doit y avoir un égalité de traitement par rapport aux deux équipes, et ce qui est privilégié doit être la balle en jeu.
On peut noter que des figures sont devenues obsolètes comme le très gros plan sur le ballon lorsque le gardien dégage (je m’en souviens. A mon avis, c’était très bête comme idée de réalisation !! Je pense que c’était pour exposer la dextérité des cameramans et la puissance possible des zooms…).
Il y a eu une projection de courts extraits de films incluant au sein de leur histoire des matchs de foot :
« Looking for Eric », « Coup de tête », « A nous la victoire », « A mort l’arbitre ! », « Joue-la comme Beckham », « Didier », « Shaolin Soccer ».
L’animateur de la table ronde, Xavier de la Porte, a précisé en introduction des extraits que le résultat était souvent catastrophique… Au vue des images, non cela allait ! Par contre, Charles Tesson a fait une remarque que j’ai trouvé juste : si la caméra est au milieu du terrain (dans les films qui montrent un match de foot), il y a une impression de faux parce que l’on est habitué à ce que nous propose la télé (et cela constitue notre référence).
A aussi été évoqué le film « Zidane, un portrait du XXIème siècle ». Réalisé en 2004, ce projet consistait en plein de caméras filmant uniquement Zidane lors d’un seul match de foot, le tout monté et ensuite projeté dans les cinémas. A l’époque j’avais été voir le film (j’avais gagné une place), c’était curieux… et original. Récemment, j’en ai revu des extraits, au Palais de Tokyo, mais cette fois-ci présenté dans le cadre d’une installation, sur plusieurs écrans. Le visiteur/spectateur entre dans la pièce et reste le temps qu’il veut.
Lors de la table ronde, certains ont émis des réserves sur ce film (par rapport à son caractère pompeux) mais en ajoutant qu’il avait permis de se rendre compte qu’un joueur de foot – ici attaquant – était bien seul sur le terrain et touchait la balle très peu de temps. Et que l’on pouvait aujourd’hui en faire l’expérience nous même avec Mytf1.com.
J’ai été voir cela, lors des matchs suivants de la Coupe du monde. En effet, le site de tf1 propose de suivre 6 caméras au choix :
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(ci-dessus : France-Allemagne)
ou de regarder les 6 en même temps… Une caméra montre ce que retransmet la télévision à l’antenne, une caméra surplombe le terrain, deux caméras sont centrées sur les deux entraîneurs respectifs, et deux caméras sont chacun sur un joueur emblématique de chaque équipe (que l’on ne choisit pas, donc).
C’est amusant à voir. Par contre, le problème est qu’aucun des 6 écrans n’est synchrone. Il y a eu retard par rapport au direct visible à la télé (parce que je regardais le direct à la TV, et une des 6 autres caméras sur mon ordi portable). Et si l’on même les 6 caméras en même temps, elles sont toutes décalées dans le temps les unes par rapport aux autres également. On s’adapte et on fait avec ! C’était juste un deuxième écran que je regardais de temps en temps. En privilégiant surtout celui qui montrait une vue large :
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Ajouté à ces divers écrans, le fait que je zappe entre le commentaire de la télé et celui de la radio (Europe 1) que je préfère (mais qui lui aussi est décalé dans le temps par rapport à l’image) cela rend la vision d’un match assez cacophonique et un peu acrobatique 😉

Retour de flamme

Dans le cadre de « Paris cinéma », il y avait une projection en plein air ce lundi 7 juillet : « Retour de flamme« , proposé par Serge Bromberg qui présente les films et les accompagne au piano.
Au programme, un court-métrage documentaire « Paris sous les eaux » datant du début du siècle (à noter que sur place, le temps n’était pas terrible mais, heureusement, il n’a pas plu !).
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Un court-métrage de Charlot : « Charlot au Music-Hall » (1915). Je l’avais vu il n’y a pas longtemps à la cinémathèque, présenté par le même Serge Bromberg. Pas grave.
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Un dessin animé de  1908, « Le Cauchemar de Fantoche« , d’Emile Cohl.
Un film de 1907, « Au Music-Hall » (avec Max Linder) dont Chaplin a du s’inspirer pour son court-métrage précédemment montré.
« Malec Forgeron » de Keaton, avec la présentation d’une version alternative pour une des séquences. Je ne connaissais pas ce court-métrage : bien amusant !!
Pour le dernier film, j’ai du partir, histoire de ne pas louper le dernier bus.

Johansson vs Delacourt

L’actrice Scarlett Johansson, quelques temps après la sortie du roman « La première chose qu’on regarde » de Grégoire Delacourt, a intenté un procès à la maison d’édition (demande de dommages et intérêts, demande d’interdiction d’adaptation cinématographique).
regarde
L’actrice reprochait l’utilisation de son image et les révélations sur sa vie privée. Dans le roman, il était question d’un sosie de Scarlett qui frappait à la porte d’un homme qui, justement, était fan de Scarlett (la vraie) et dans le roman, l’homme comparait les deux (et donc il était question de la vraie, aussi).
Je ne sais pas si vous suivez, mais en tout cas, le résultat du procès était aujourd’hui (au moment de l’attaque en justice, Grégoire Delacourt s’était dit très surpris et qu’il aurait plutôt penser que Scarlett serait contente et lui aurait payé un café…). Résultat des courses ?
Alors, pour Le Figaro : « […] l’actrice n’a pas gagné » et pour francetvinfo : « […] l’actrice gagne son procès contre l’écrivain nordiste ». Pour La voix du Nord, « l’actrice ne gagne qu’à moitié ». Comme quoi, tout est une question de point de vue !
C’est-à-dire que la maison d’édition a été condamné à payé 2 500 Euros pour atteinte à la vie privée (mais c’était 50 000 Euros la somme demandée !). Enfin, plus exactement ceci : « Le fait pour Scarlett Johansson de se voir prêter deux relations sentimentales sur lesquelles elle ne s’est jamais exprimée, présentées comme officielles et qualifiées, l’une de ‘passade parisienne sans grande conviction’, et l’autre de ‘passade express’ (…) est de nature à présenter la demanderesse sous un jour qui peut légitimement lui apparaître blessant et dévalorisant » (dixit le Tribunal).
Par contre, concernant le roman, l’exploitation frauduleuse du nom de Scarlett Johansson, de son image et de sa notoriété n’a pas été retenu.
Au final, je penserai plutôt : Scarlett 0 – Delacourt 1.
nb: dans le roman, l’homme s’appelle Arthur Dreyfus. Dans la vie réelle, il existe aussi un Arthur Dreyfus : il est écrivain, et anime l’émission « Encore Heureux » sur France Inter. Il parle du procès de Scarlett dans les premières secondes de l’émission du 19 mai 2014, ici.
Les procès, bof, bof. Mais par contre, Scarlett est en ce moment à l’affiche du surprenant et excellent film « Under The Skin ».
Film Review Under the Skin
 
Et pour finir, la voici, il y a quelques années, en vacances avec Woody Allen ;). Réalisateur pour qui elle a tourné « Match Point » et « Scoop ».
vacances
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Cronenberg

Il y a quelques temps, je suis tombé sur un article assez affligeant de Jean-Michel Frodon (un critique de cinéma) qui dressait un bilan du 67ème Festival de Cannes. De mon point de vue, surtout affligeant pour ce passage :
« Dans ce qui est incontestablement le film de Cronenberg le plus faible depuis 12 ans, Maps to the Stars, Julianne Moore interprète un personnage de vedette hollywoodienne sur le retour traumatisée par son éviction des castings et des ragots, personnage si stéréotypé et univoque qu’il est curieux de la récompenser pour ça. A tout prendre, ce que fait la jeune Mia Wasikowska dans le même film est dix fois plus intéressant. »
J’aurais bien vu la récompense aller à Mia W. également. Que Jean-Michel Frodon n’ait pas aimé le film, soit (il a bien le droit) mais écrire qu’incontestablement c’est le plus faible Cronenberg depuis 12 ans, c’est vraiment débile. Je ne vois pas ce qu’il y a d’incontestable ! Et je conteste d’ailleurs. 😉
Heureusement, il reste des gens – critiques de cinéma – plus inspirés : BRAVO aux Cahiers du Cinéma pour cette superbe couverture ce mois de juin (sur le net, je n’ai trouvé que cette image pas très grande mais on reconnait quand même Julianne Moore) :
couverture
Sinon, sur Cronenberg, voici un site qui à l’air tip top: cronenbergmuseum.tiff.net
Un musée virtuel sur le grand réalisateur canadien. Je ne l’ai pas encore exploré mais je ne manquerai pas de m’y rendre prochainement !

MAPS TO THE STARS

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Le personnage d’Agatha (Mia Wasikowska, qui jouait Alice dans le film de Tim Burton) débarque à Hollywood avec pas mal de problèmes à régler.
Dans le nouveau film de David Cronenberg, MAPS TO THE STARS, il est question de variations sur le poème d’Eluard, « Liberté ».
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom
[…]
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Il est question de Carrie Fisher (qui a bien grossi depuis Star Wars).
carrie fisher
Pour ma part, j’ai vu dans la dernière partie du film des échos avec une autre Carrie : celle du film de Brian De Palma (mère bien atteinte, destructions par le feu, humiliations, règles, vengeance, folie…).
carrie
film-carrie-au-bal-du-diable-de-palma-sissy-spacek
Il est fait référence à des actrices qui existent, à des actrices et des films inventés. A des séries télé inventées (Blue Matrix).
A un moment donné, on conseille à l’héroïne du film de retourner au Kansas, comme Dorothy…
Dorothy
(Le magicien d’Oz)
Et puis il sera aussi question d’un chien… qui ne fera pas de vieux os.
Allez, une petite place à MAPS TO THE STARS au palmarès du Festival de Cannes 2014, svp.
UPDATE du 24/05/14 : prix d’interprétation féminine à Julianne Moore (très bien dans le film de Cronenberg, mais j’aurais plutôt donné le prix à Mia Wasikowska !).

Ferrara privé de grand écran…

En France, le film « Welcome to New-York » d’Abel Ferrara ne sortira pas en salle, les distributeurs pensant faire plus d’argent en le proposant directement en « Vidéo à la demande » (VOD). « Pour que tout le monde puisse le voir » disent-ils, comme si tout le monde avait envie de le voir. Mais c’est vrai qu’en tant que spectateur, si l’on n’habite pas une grande ville, nous sommes dépendant du choix des programmateurs de nos cinémas. Il faudrait que le film puisse sortir comme le souhaitent les distributeurs : salle, VOD. Au choix. Mais en France, le fait que le film soit disponible en ligne interdit une sortie salle (une table ronde, à Cannes, va essayer de repenser tout cela).
Pour « Welcome to New-York », le distributeur a précisé qu’il allait dépenser autant d’argent pour promouvoir sa « disponibilité » (je ne sais pas trop quel mot mettre) sur internet que si le film sortait en salle (les films en sortie sont interdits de pub télé. Ce n’est pas le cas des VOD, on verra donc prochainement la tête de Depardieu dans nos téléviseurs 16/9).
Sur la page Facebook de Wild Side (qui distribue le film), j’ai fait part de mes réserves. Ils sont réactifs, puisque les réponses n’ont pas traîné !
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Parler d’E-cinema, ça doit être comme dire « non voyant » plutôt qu' »aveugle » mais j’ai préféré éviter le dialogue de sourd…
nb: l’image que j’avais mise en pièce jointe est un visuel du premier long métrage de Ferrara, « Driller killer », dans lequel un artiste peintre devient fou et sort de son atelier pour tuer des SDF à coup de perceuse.
J’ai apprécié la réponse de Wild Side 😉
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Welcome to Cannes

Ce soir : ouverture du 67ème festival de Cannes ! Et le film d’ouverture sera « Grace de Monaco » d’Olivier Dahan.
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Cela me rappelle une petite anecdote.
Cette année, au Salon du livre de Paris, était présent Joseph Joffo. Ceci dit, chaque fois que je suis allé à ce salon, je l’ai croisé (toujours à essayer de vendre un deuxième ou troisième livre à la personne qui en achète un ou deux !). Sur la table, je vois « Un sac de billes » en BD. Et je crois me souvenir que Jacques Doillon a adapté ce récit autobiographique en film (un des rares films de Jacques Doillon que je n’ai pas vu d’ailleurs).
Je dis à Joseph Joffo : « Jacques Doillon en a fait un film, non ? ». Réponse de l’intéressé : « Oui, je l’ai fait interdire. Ce n’était pas mon histoire ».
Je ne savais pas cela ! Et, de mon point de vue, ce n’est pas à l’honneur de Joffo que de faire interdire un film (il pourrait demander l’intégration d’un carton, au début, qui préciserait que des libertés ont été prises avec le livre…). Enfin, cela m’a amusé du coup d’avoir posé cette question.
Suite à cela, j’ai fait des petites recherches sur internet, et j’ai trouvé cet entretien de Doillon, où il parle de cette censure :
« A sa sortie, Un Sac de billes a été très bien reçu par la critique et s’est taillé un joli succès en salles. L’auteur, en revanche, n’a pas apprécié les quelques libertés que j’avais prises avec son texte. Et lors de la renégociation des droits du livre, 30 ans après la sortie du film, Joffo a purement et simplement interdit la diffusion ou l’exploitation commerciale de mon oeuvre ! »
Je ne savais pas que les droits pouvaient ainsi être temporaires, une fois une adaptation réalisée !! (du coup, si je veux voir le film, il faudra que je le regarde sur Youtub…)
Au Salon du livre, Joseph Joffo a ajouté qu’une nouvelle adaptation d' »Un sac de billes » allait être réalisé par Olivier Dahan. J’ai zieuté sur le web et peu de site internet l’indique (il n’apparaît pas encore dans les projets du réalisateur sur les sites Allociné ou imdb par exemple). Donc voilà, semi-exclue (parce que je l’ai quand même trouvé indiqué quelque part 😉 ) : Olivier Dahan va adapter le roman le plus connu de Joseph Joffo (et on pourra le voir, si le film ne se fait pas interdire…).

Giger

Triste nouvelle. H. R. Giger est mort ce 13 mai 2014 à l’âge de 74 ans (des suites d’une mauvaise chute, indique les médias). Il est surtout connu pour avoir créé l’effrayant monstre ALIEN dans le film de Ridley Scott.
Je viens de découvrir (sur le site comicsblog) qu’il avait dessiné un projet de Batmobile pour « Batman Forever » (le film flashy de Joel Schumacher).
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Projet amusant, non retenu.
De Giger, j’ai acheté dans le passé plusieurs livres d’illustrations. Et, fin 2004, j’avais été enchanté que le Musée de la Halle Saint-Pierre lui consacre une grande exposition (« Le monde selon H.R. Giger » du 13 septembre 2004 au 6 février 2005). Je n’ai pas retrouvé beaucoup de traces de cette expo sur le net, voici quand même une photo glanée sur la toile :
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Si un jour je vais à Gruyères, en Suisse, je ne manquerais pas de visiter son musée
update : un dessin croisé ce 14 mai (et réalisé par Olivier Lascar)
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